Le petit oiseau est de sortie (One Shot - POTC / Slash - Sparner)

Le petit oiseau est de sortie (One Shot - POTC / Slash - Sparner)
Un craquement de plancher sinistre, une respiration haletante, des bruits de pas pressés. Le jeune William Turner se retourna violemment, imaginant le pire, prêt à jouer au héros à tout moment ou encore à s'égosiller comme une jeune fille apeurée au cas où il aurait besoin de renforts. Mais ce qu'il aperçu fut pire que tout ce à quoi il s'était préparé : devant lui se tenait le capitaine Jack Sparrow, en sueur, saoul mais surtout complètement nu. Le forgeron ne pu s'empêcher de pousser un petit cri aigu et de se plaquer contre le bastingage, manquant au passage de tomber à l'eau.
-Ah les femmes de Tortuga ! déclara Jack, un sourire aux lèvres, elles me font toujours cet effet là...
William esquissa une légère grimasse, essayant de se concentrer sur le visage de Jack plutôt que sur une certaine partie de son anatomie.
-Oh, tu peux regarder Turner, te gène pas, reprit le pirate affichant toujours un sourire, mais plus sournois cette fois.
Le forgeron leva les yeux au ciel et, sans plus attendre, enleva sa chemise pour la donner à Jack, préférant encore se retrouver torse nu plutôt que d'être obligé de supporter plus longtemps la vision du petit oiseau de son cher capitaine.
-Je ne porterai jamais cette... cette chose ! s'indigna le pirate, refusant de prendre la chemise que lui tendait le forgeron.
-Allez Jack, soit gentil, insista Will, cherchant le pourquoi du comment sa chemise ne plaisait pas à Jack, elle était belle pourtant, cette chemise...
-Nan.
Le forgeron, plus exaspéré que jamais, se glissa alors derrière le capitaine et tenta de lui faire revêtir son habit en douceur, mais sans succès. William du donc se résoudre à employer la manière forte : alors que son vis-à-vis ne s'y attendait pas, il lui donna un léger coup de pied bien placé et pu alors lui mettre le vêtement sur le dos.
Mais le pirate, ne s'avouant pas vaincu pour autant, décida de riposter. Une fois la douleur de son bas ventre passée, il attrapa William par les épaules et l'entraina vers le mat du navire sans que celui-ci n'ait eu le temps de réagir.
-On ne force pas le capitaine Jack Sparrow à faire ce qu'il ne veut point faire petit..., articula-t-il tout en rapprochant sa tête de celle du forgeron.
-Tu pue l'alcool Jack..., répondit William, ne prêtant pas attention à la présumée menace que venait de lui faire son interlocuteur.
-Et bien j'espère que tu peux surmonter l'odeur mon gars.
Voyant que Will ne voyait pas du tout là où il voulait en venir, le pirate ne perdit pas une minute de plus. Sans prévenir, il posa ses lèvres chaudes sur celles, glacées, de son cadet qui ne tenta même pas de le repousser. Mais quand ce petit baiser ne lui suffit plus, le pirate osa forcer le barrage des lèvres de Will avec sa langue. Cette fois en revanche, le forgeron ne se laissa pas faire, d'un geste brusque il poussa le pirate et se détacha de lui sans même lui adresser un regard tellement il était troublé et énervé.
Un craquement de plancher sinistre, une respiration haletante, des bruits de pas pressés, le jeune William Turner venait de regagner la cabine de l'équipage, laissant le pirate ivre -et frustré- sur le pont du Black Pearl.


# Posté le dimanche 24 juin 2007 13:57

Modifié le vendredi 29 juin 2007 05:44

Adieu (Lettre - RPS / Slash - Letocest)

Adieu (Lettre - RPS / Slash - Letocest)
« Cher Jared, mon amour, mon frère, si tu lis cette lettre c'est que je suis mort à présent.
Je sais bien que l'on s'était fait la promesse d'être toujours ensemble, d'être toujours là l'un pour l'autre mais j'ai récemment succombé à ma douleur... Je ne pouvais plus supporter de te voir dans leurs bras, de t'entendre raconter vos ébats, c'en était beaucoup trop pour moi.
Je n'ai jamais aimé personne d'autre que toi petit frère et tu le sais mais... Mais il y a toujours un "mais".
Dis-moi, tu te souviens de la première fois où tu m'as embrassé ? Moi je m'en souviens comme si c'était hier. J'avais sept ans et toi six, c'était l'hiver, tu avais froid. Mais il n'y avait aucune couverture à l'horizon, alors tu m'as demandé de te réchauffer, et j'ai accepté sans hésiter, je ne pouvais rien te refuser. Tout mignon que tu étais, tu es venu te blottir contre mon torse en l'encerclant de tes petits bras maladroits, je nous revois encore, on était bien comme ça. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que tu relèverais ta petite frimousse vers moi et presserai abondamment tes lèvres gelées sur les miennes. D'ailleurs je ne sais toujours pas pourquoi tu as fais cela, je n'ai pas osé te le demander... Sûrement car ils faisaient tous ça à l'école où peut être pour voir ce que cela faisait d'embrasser son propre frère, je n'en sais rien.
Cela fait déjà trente ans, trente ans que nous avons échangé notre premier baiser. Certes, nous avons recommencé après mais nous n'étions plus jeunes et innocents, plus comme avant...
Je t'aimais tellement Jared, tu étais comme la prunelle de mes yeux, comme mon second souffle d'air. Et puis un jour tu m'as demandé encore plus. C'était dans ta nature de vouloir toujours plus, je le savais, mais j'ai refusé, oui, même si j'en mourrais d'envie, pour la première fois de ma vie je t'ai refusé quelque chose. Je voulais que, malgré tout, il y est une certaine distance entre nous. Si je me souviens bien, tu as mis un temps fou à daigner m'adresser la parole après ça, tu devais te sentir frustré... Mais tu as finis par oublier et tu ne m'en as plus jamais reparlé.
En revanche il fallait croire que ce refus t'avais lassé de moi car tu ne m'accordais même plus de baisers, même plus d'étreintes chaleureuses, plus rien.
Je voyais bien que lien qui nous liait disparaissait au fur et à mesure que tu grandissais, tu m'aimais sans doute toujours autant qu'avant certes, mais sans les gestes c'était différent.
Est-ce normal d'aimer son frère comme je t'aime toi ? Non, c'est immoral.
Jared, ne culpabilise pas pour ce que j'ai fait, tu n'y es pour rien, c'est moi le fautif. Je ne veux plus me battre, je n'en ai plus la force. Dis toi juste que tout est mieux comme ça et qu'au paradis tu me retrouveras, même si je sais très bien que tu ne crois pas à ces choses là, je te le promets que ça ira, je ne t'oublierai pas. Ne souffres pas de mon absence comme moi je souffrais des tiennes petit frère.
Oui, ma jalousie m'a rendu fou, car j'étais jaloux de toutes ces belles filles que tu ramenais dans ton lit et que tu préférais à moi. J'aurais tellement voulu être à leur place, occuper tes pensées comme elles le faisaient.
J'aurais aussi aimé pouvoir me blottir dans tes bras, sentir ta chaleur tout près de moi une dernière fois mais il est trop tard pour cela.
Jared, je ne meurs pas à cause de toi, je meurs pour toi car, après tout, mourir de jalousie, c'est mourir d'amour aussi.

Adieu,
Shannon. »


# Posté le lundi 25 juin 2007 04:09

Modifié le mercredi 27 juin 2007 14:06

Qu'est-ce que ça peut lui faire ? (Songfic - SGA / Slash - McShep)

Qu'est-ce que ça peut lui faire ?  (Songfic - SGA / Slash - McShep)
Chanson : Elsa - Qu'est-ce que ça peut lui faire ?

POV McKay :

Nous marchons côte à côte lui et moi, moi et lui. Un air joueur sur le visage, il ne cesse de me taquiner nan sans accompagner ses moqueries de violentes bourrades -qui se veulent amicales, je suppose- dans mon dos. Mais je ne dis rien. Pas un râle, pas un grognement, même pas pour la forme. Sheppard ne remarque pas mon silence inhabituel -Monsieur est bien trop occupé à me vanné- et pourtant... même Ronnon semblait l'avoir remarqué le matin même, en effet il avait parut plus aimable avec moi qu'à l'accoutumé. Mais pas lui, lui il ne remarque rien, il ne remarque jamais rien. Il ne devine pas non plus. C'est un militaire après tout, et tout le monde sait très bien ce que je pense d'eux... et même si à mes yeux il est différent, peut être qu'à ceux du monde ce n'est pas le cas. Mais pourquoi donc ne remarque-t-il pas ? Je n'ai pas encore perdu mes cheveux c'est sûr, mais si il faisait un minimum attention à ma personne, il aurait du remarquer que je n'ai pas ouvert la bouche depuis notre départ d'Atlantis -ce qui, par conséquent, est une signe de mon mal être-. Il ne fait vraiment aucun effort...

Qu'est-ce que ça peut lui faire
Ce qui m'arrive ?
Qu'est-ce que ça peut lui faire
Si je dérive ?


Et voilà qu'il se met à me parler de ses conquêtes ! Je préférais encore ses moqueries, je dois l'avouer. Blondes, brunes, rousses... Il les aime toutes. Et d'après Carson, il aurait même un petit faible pour le chien mouillé qui sert de dirigeante de la cité -Elizabeth Weir, vous l'aurez deviné-, cet homme est désespérant, et pourtant ! Oui, pourtant je l'aime, tel qu'il est et pas autrement. Mais c'est un homme à femme, et à moins que j'en devienne une, je n'ai aucune chance.

Il marche la tête en l'air
Et ne pense qu'à l'amour
Qu'avec celles qui se couchent
Et partent au petit jour


Moi qui voulait innover ma façon d'être pour la journée afin qu'il me remarque, c'est raté. Mais je ne fléchirai pas, pas tant qu'il sera avec moi en tout cas (si je ne parle pas devant Carson, il se fera un sang d'encre... lui au moins, il pense à moi).
Le sujet a maintenant dérivé sur le football. Il sait très bien que je ne porte pas particulièrement ce sport dans mon c½ur mais il continue. Qu'est ce que ça peut lui faire ce que j'aime après tout, hein ? Ce n'est jamais moi qui décide du sujet de la conversation quand je suis avec Sheppard... sauf quand il faut arrêter une catastrophe bien sûr -ou quand je parle tout seul, aussi-. Et si je lui faisais une déclaration d'amour enflammée, est ce qu'il ferait attention à moi ? Non, sûrement pas. Dans le meilleur des cas, il ne me prendrait pas au sérieux, dans le pire, il n'oserait plus m'approcher. Mais que dois-je faire pour qu'il comprenne ?

Qu'est-ce que ça peut lui faire
Si je l'aime ?
Dites-moi à quoi ça sert
Les poèmes ?
Et je me prends pour Juliette
Mais Roméo s'en fout


Si j'étais une femme, Sheppard serait déjà dans mes bras. Je n'aurais pas hésité une seule seconde à lui dire que je l'aime, que depuis le jour de notre rencontre je n'arrive plus à me défaire de lui, que je n'arrive même plus à ressentir de sentiments à l'égard des autres, que... Enfin, toutes ces choses là, si j'étais une femme, il le saurait. Mais je suis un homme, et il ne sait pas, personne ne sait... sauf peut être Carson. Je ne crois pas le lui avoir dit, mais je pense qu'il sait malgré lui. Carson a toujours l'air de savoir quelque chose.
Sheppard n'a toujours pas changé de sujet, il semble impliqué dans ce qu'il raconte, il est tellement beau, je l'aime beaucoup trop. C'est les femmes qui aiment trop d'habitude, les hommes eux aiment beaucoup moins qu'il ne le faut, et pourtant...

J'aime un homme qui ne voit pas que je suis une femme
Un homme qui m'emmène au bord des larmes
Et qui ne sait pas
Que je pleure sur moi
Alors j'attends, j'attends que vienne le jour
De passer de l'ami à l'amour
S'il pouvait savoir ce que j'ai pour lui au fond de mon c½ur
Ça lui ferait peur
Ça lui ferait peur


Sheppard... Je ne l'ai jamais appelé par son prénom, John. Il n'y a que Carson que j'appelle par son prénom en fait. Si j'avais absolument du tomber amoureux d'un homme je l'aurais choisi lui, mon cher Carson. Tout aurait été tellement plus facile. Mais non, il a fallut que ce soit Sheppard l'heureux élu, lui qui me considère simplement comme un ami, un frère -quoi que si il me considérait de la sorte il s'en ferait un peu plus pour moi quand je ne parle pas-.
Toujours dans son football, Sheppard ne semble par remarquer que je ne l'écoute pas. Serais-je juste là pour qu'il n'ait pas l'impression de parler tout seul ? Sûrement.

Qu'est-ce que ça peut lui faire
Mes silences ?
Il parle et moi je sers
De présence
Et je cache ma colère
Quand il se prend pour mon grand frère


Enfin de retour au jumper, Carson se précipite vers nous. Rien de cassé, il sourit. Il est beau lui aussi quand il sourit... et il embrasse bien. Mais malgré tout le charme qu'il a, je ne l'aime pas.
Sheppard est entré dans le jumper, il caresse les commandes. Cet homme a un comportement bizarre avec ces appareils, serait-il amoureux ? Non, je délire complètement. Mais à vrai dire, si il préférait ces engins aux femmes, j'aurais plus de chances. Après tout ne dit-on pas "un" jumper ?. Mon dieu, l'amour rend taré... c'est pire que quand je fumais de l'herbe, il faut que je me ressaisisse. Mais c'est de la faute de Sheppard. Si il faisait plus attention à moi, je ne serais pas tombé aussi bas. Enfin... à l'heure qu'il est, je ne peux que pleurer pour un amour qui n'existera jamais...

J'aime un homme qui ne voit pas que je suis une femme
Un homme qui m'emmène au bord des larmes
Et qui ne sait pas
Que je pleure sur moi
Alors j'attends, j'attends que vienne le jour
De passer de l'ami à l'amour
J'attends le jour


Carson me regarde avec inquiétude, je crois que j'ai oublié de parler. Vite un truc.
-On y va ? J'ai faim moi.
Cri du coeur. Carson sourit, il semble rassuré, mais il sait. Il sait que je ne vais pas bien et que je n'ai pas envie qu'on me pose des questions, il sait pour Sheppard, il sait pour tout. Enfin je crois.
Le jumper décolle, nous serons bientôt sur Atlantis. La vie va reprendre son cours, je redeviendrai le Rodney McKay de d'habitude puisque Sheppard ne voit pas la différence. Et je refoulerai tout l'amour que j'éprouve pour lui au plus profond de moi, en espérant qu'un jour il fasse le premier pas, même si ça n'arrivera pas.

J'aime un homme qui ne sait rien de moi
J'aime un homme qui ne sait pas que je suis une femme
Et derrière mon sourire il y a des larmes
Mais qu'est-ce que ça peut lui faire tout ça ?


Carson me tapote l'épaule, contrairement à Sheppard -qui est bien trop occupé à susurrer des mots doux au jumper tout en le conduisant-, il sait que derrière mon sourire prétentieux se cache de la mélancolie et de la frustration. Je suis heureux d'avoir un ami comme lui, qui comprend tout. Je ne suis pas vraiment chanceux en amour, mais en amitié je me défends.
Nous venons de franchir la porte des étoiles, Sheppard se retourne et me sourit. Si seulement il savait...

S'il pouvait savoir ce que j'ai pour lui au fond de mon c½ur
Ça lui ferait peur


# Posté le mercredi 27 juin 2007 06:58

Modifié le mercredi 27 juin 2007 14:06